Les fouilles organisées en 1843 au lieu-dit Saint-André à Saint-Georges de Montagne révèlent les ruines d'une immense villa romaine, la villa du poète consul Ausone. D'un très important mobilier archéologique, deux statuettes présentent un très grand intérêt dans la tradition artistique et mythologique grecque.

Statuette de Diane

Découverte fortuite à Saint-Georges-de-Montagne (Gironde) en 1843
Fin du IVe – début du Ve siècle. Marbre blanc. Inventaire : 71.16.1 - Dimensions : hauteur 76 cm, largeur 46 cm.

 
Diane, déesse romaine de la chasse personnifiant la lune (et sœur jumelle d’Apollon qui personnifiait le soleil) est traditionnellement représentée selon l’archétype de la déesse Artémis des Grecs, dont elle est l’équivalent : elle se détache d'un arbre qui symbolise la forêt, une biche à ses pieds, bandant son arc du bras gauche, tirant une flèche de la main droite. Malgré la disparition de certains de ces éléments (flèche notamment), le geste de la déesse est extrêmement bien rendu : le mouvement est traduit, selon l’usage – mais peut-être un peu exagérément – par les plis des vêtements et l’attitude de la déesse, penchée, en appui sur sa jambe droite, genou légèrement fléchi, et jambe gauche en arrière. Devant elle est couché un faon qui dresse la tête dans un mouvement élégant que le doux modelé de son corps accentue. L’arbre sur lequel se détachent Diane et le faon est d’une sculpture ajourée qui prouve la virtuosité du sculpteur, lequel s’est attaché à en soigner la composition.
Cette statuette, exposée au Musée d'Aquitaine, est visible au département Antiquités.

Statuette de Diane
Statuette de Vénus

Statuette de Vénus

Datation : fin IVe siècle après J.-C. - Découverte à Saint Georges de Montagne, Gironde.
Matériau : marbre blanc - Dimensions : hauteur 76 cm, largeur 43 cm.
 

La Vénus, entourée d'un dauphin et d'un triton chevauchés par des Amours, atteste le goût des riches romains du IVe siècle après J.-C. pour les statuettes mythologiques et l'art hellénistique, ancien de plusieurs siècles pour ces amateurs éclairés.
Entrée au Louvre en 1953, Département des Antiquités grecques, étrusques et romaines, par voie de préemption lors d'une vente publique. 


Sources :
► Raymond Guinodie, Histoire de Libourne
► Jean-André Garde, Histoire de Lussac 1953
► Musée d'Aquitaine, Bordeaux
► Musée du Louvre, Paris


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